Mise en dépôt du Paris Chamonix (Janv 2022)
La nouvelle est tombée : le traditionnel bulletin du CAF de l'Île-de-France nommé Paris-Chamonix (1) ne passera plus par les presses de l'imprimeur. J'ai, sans doute comme des milliers de grimpeurs de la région parisienne, une belle pile de vieux numéros de Paris-Cham chez moi. Des vieux seulement, car peu à peu, au fil des numéros, de plus en plus fréquemment arrivait l'impression de déjà lu : les retards sur l'horaire, le manque d'humour, l'ironie douteuse de certaines chroniques empâtée régulièrement de khon de cher khon, n'arrangeant rien. Bref, Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai eu envie d’écrire au journal : « S'il vous plait, messieurs les immortels, faites preuve de bon esprit, cédez un peu de place aux jeunes si vous voulez que votre revue survive ! » Mais, j'avoue ne l'avoir pas fait car je savais d'expérience que la réponse des indécrottables septuagénaires dont la plume ne caresse plus beaucoup l'œil des lecteurs, serait de cet ordre : Chouette la relève... Mais comme il n'y a personne de valable au portillon pour me succéder, je suis bien obligé de rester ! (Dans le monde associatif, il y en a beaucoup de ces gens sûrs d'eux et de leurs talents qui, jeunes, ont pris une place de responsable à la fin des années soixante-dix, début des années quatre-vingts, et qui sont encore là, cinquante ans après, en ayant l'air de trouver leur longévité admirable (avec interdiction d'en douter)... Alors que c'est en réalité un déni démocratique, une anomalie dans le système. Il arrive même que parfois ce sont leurs associations qui les représentent et non plus le contraire. Il y a là, un vrai sujet d'étude et de recherche sociologique pour un jeune étudiant dans la spécialité).
Bref, le numéro 258 de Paris-Chamonix est donc un numéro historique, même si les articles sont dans la ligne des précédents, au sous-entendu sibyllin près. Comme c'est le dernier, cette fois-ci, j’ai fait l’effort de tout lire. Ma spécialité, c'est Bleau et ses chroniques... Là aussi, comme les précédents depuis des années, le dernier L’écho de Bleau oh oh sonne faux. Cette fois avec cette histoire : « J’espère avoir renvoyé l’ascenseur à Maurice et à Lucien ». Alors que c'est Lucien qui l'a renvoyé et qu'ensuite il est resté bloqué 45 ans au même étage, et que ça aurait duré plus longtemps sans l’arrêt brusque du journal (Un long règne avec de temps en temps cette annonce à ne pas prendre à la lettre : C'est décidé, j'arrête, un point c'est tout ! ). Pareil avec cette histoire qui semble inventée « de balises piratées » (où sont les preuves ?), et de l’intérêt d’une CEB, qui n'a en réalité pas fonctionné correctement en deux ans... Non, il n'y a eu, ni complot, ni sauvetage, donc pas de héros comme on pourrait le croire. Pourtant, il y avait matière à faire une vraie chronique de Bleau sans systématiser une fois de plus les agents de l'ONF ou toutes autres personnes à la figure triste ou au cerveau peu éveillé. Par exemple, ces derniers mois, 21 circuits ont été entretenus ou amendés pour 4 circuits de créés. La plus grande partie par des « indépendants » qui sont de loin les plus actifs sur le terrain.
Mais, on aura beau feuilleter tous les numéros de l'année, on ne trouve pas une ligne consacrée à leur travail, pas la moindre fiche circuit publiée avec leur coopération. Non, pour la dernière chronique, on a préféré ressortir une vieille fiche de 2016 plutôt que de présenter un circuit réellement nouveau (par exemple : le blanc et le violet au Saussay créés de A à Z par des enfants de 9 à 13 ans : brossage, petit élagage, ouverture des voies, peinture. (une première à Bleau), peut-être même en France…). Même cette belle action a été ignorée par le tandem Oleg/Jean-Yves qui a cosigné le dernier écho. Après ça, ils peuvent toujours écrire : Le Cosiroc a besoin de vous. Le seul point positif, vu le ton de la première chronique ponctuée de sous-entendus contre on ne sait après qui, ce n'est pas plus mal que ça soit sa dernière. N'empêche, que ça me fait quand même ch..., à cause du train-train pépère de son vieil équipage, le Paris-Chamonix soit conduit à rester définitivement en gare.
1) Paris-Chamonix a été la revue du Club Alpin Français Ile-de-France de janvier 1934 à janvier 2022. Vous pouvez retrouver tout les numéros parus sur le site Wel du Club Alpin à cette adresse. On ne peut que saluer cette idée généreuse. Comme cela est précisé sur la ligne d'introduction : Dans les Paris-Chamonix, " vous pouvez retrouver nombre d'articles et de faits marquants de notre club et pour les adhérents les traces de vos sorties passées".