Le site Topo Bleau est uniquement dédié à la pratique de l'escalade organisée autour des circuits et dont la présence est permise officiellement par l'ONF en forêts domaniales et départementales, ou tolérée depuis très longtemps, comme dans les massifs en terrains privés tels qu'à la Padole. Mais, comme c'est aussi un site bavard, en plus des informations générales sur les sites et les circuits, vous trouverez également de nombreux articles singuliers sur l'histoire et la culture dite bleausarde, ainsi qu'une présentation des ouvrages publiés sur la forêt de Fontainebleau.
Pour vous informer des dernières fiches circuits mises en ligne, pousser l'Index ici : NOUVELLES FICHES CIRCUIT
Pour vous informer de l'actualité concernant les circuits d'escalade, pousser l'index là : ACTIONS CIRCUITS
Pour vous informer des avis divers concernant la pratique de l'escalade, pousser l'index sur : AVIS DIVERS
Vous le savez tous, deux feux d’une ampleur exceptionnelle viennent d'emporter la végétation des deux tiers de la forêt domaniale des Trois Pignons et d'un dixième de la forêt de Fontainebleau, désolant au passage de nombreux sites, dits d’escalade. Même si la désolation que nous ressentons est à la mesure du paysage dévasté que sont devenus Les Trois Pignons, le drame est au-delà de nos sentiments et du regret des sites touchés, que les incendies nous interdisent de fréquenter durant quelque temps. En effet, le coup dur, c’est la destruction presque totale de l’habitat de milliers d’espèces animales, des grands animaux remarquables aux petites bêtes grouillantes et invisibles qui, pour la plupart, ont été dans l’incapacité de fuir les flammes. Sans oublier la perte d'essences rares (deux réserves intégrales ont été ravagées).
Si notre désolation trouve demain ou après-demain son remède, l’autre réalité, bien plus cruelle, est, bien que les incendies soient éteints, bien que la fraîcheur soit revenue, que cette paix apparente ne permettra pas aux animaux survivants, privés de nourriture et d’abris, de revenir de sitôt. Il faudra du temps pour que la végétation se régénère, qu’elle fleurisse et bourgeonne à nouveau. (De quelques années à quelques siècles selon les essences). Cependant, à parier que d’ici cinq ans Les Trois Pignons retrouveront leur plein attrait verdoyant pour les humains, et qu’on retrouvera notre plaisir de nous y rendre. En attendant, il faudra nous habituer à ce dérèglement de nos usages, à devoir changer nos habitudes, peut-être même nos goûts… C’est-à-dire d'accepter de se rendre durant quelque temps dans les sites « ouverts » que nous négligions jusque-là. En tout cas, une chose est sûre, notre pratique sportive n’est pas en péril même si nombreux sont les sites « officiels » qui sont devenus des déserts blancs et noirs, qui ont perdu leurs couleurs, qui sont entièrement désorganisés, du moins temporairement [1]1. Quels sont-ils exactement ? D'après l'interprétation des photos aériennes qui ont été publiées, nous avons établi la liste des sites touchés, donnée ici en rouge par secteur géographique :
TROIS PIGNONS, CENTRE (Aire de stationnement Vallée Close) : Jean-des-Vignes, Rocher des Potets, Pignon 95.2, Gros Sablons et Pignon Poteau, Justice de Chambergeot.
TROIS PIGNONS, EST (Trois aires de stationnement) : Cornebiche, Drei Zinnen, Rocher de la Reine, Bois Rond.
TROIS PIGNONS, NORD (Trois aires de stationnement) : Gorge aux Châts, La Feuillardière, Le Télégraphe, et La Canche aux Merciers.
TROIS PIGNONS, OUEST (Aire de stationnement de Noisy-sur-École) : La Roche aux Sabots, Le Cul du Chien, Pignon 91.1, La Roche aux Oiseaux et La Ségognole.
TROIS PIGNONS, SUD (Aire de stationnement de La Vallée de la Mée) : Rocher Guichot, Le Diplodocus, Le Rocher du Général, Le Rocher Fin, La Grande Montagne, Le Potala, et de La J.A Martin et de La Cathédrale (Aire de stationnement de Rocher Cailleau).
il y a au delà de cette liste de nombreux autres secteurs des trois pignons non présentés dans Topo bleau propices à l’exercice de l’escalade « hors circuit » qui ont été touchés par le feu, tels que le Rocher des Souris et du Guetteur.
FORÊT DE FONTAINEBLEAU : Gorge du Houx et Mont Aigu.
Là aussi, il y a de nombreux autres secteurs de la forêt propices à l’exercice de l’escalade « hors circuit » non présentés ici qui ont été touchés par le feu. Entre autres les Rochers de la Salamandre et de la Combe. A présent attendons les recommandations de l'ONF et quels actions pouvons nous mener pour aider le regain de la forêt. A suivre !
[1] L’incendie a précipité ce qui semblait inévitable : la disparition progressive des circuits à plus ou moins brève échéance. En effet, indépendants ou cosiroriens, les volontaires à la maintenance des circuits sont de plus en plus rares, ceux encore actifs étant des plus de soixante-dix ans et qui, le temps passant, deviennent de plus en plus vieux, avec pas de relève en vue. Doit-on se hasarder à compter sur eux pour régénérer les dizaines de circuits disparus ? Est-il simplement souhaitable de les reconduire tous ? Je pense qu’avant toute action, il faut mesurer l’utilité de chacun. De mettre au point un protocole d’actions et d'utiliser des bons produits pour que la production soit durable, utile et de qualité. Les produits utilisés actuellement étant souvent d’application délicate et dont la durée de persistance est courte. Faut-il continuer à repeindre tous les deux ans les mêmes circuits, voire tous les ans à cause de l’utilisation de mauvais produits et sans préalablement préparer convenablement le support ? En bref, d’éviter l’improvisation sans concertation. En clair, il faut étudier, consulter, suggérer avant d’agir hâtivement, en toute lenteur dans l’action. La reprise des circuits qui dure six mois, alors que ça peut être achevé en deux après-midi auparavant bien préparés, est à éviter dans le contexte.
Bleau en lettres : dernier article paru en octobre 2025.
La Padôle Interdite...
Ou tout comme
Depuis quelques mois, les grimpeurs, les randonneurs, entre autres usagés, qui se rendent dans les bois de La Padôle sont confrontés à une interdiction d’emprunter les chemins ruraux notifiée par un panneau, suivi de peu par deux autres panneaux d’interdiction de stationner dans le pré en friche depuis très longtemps et ordinairement utilisé comme aire de stationnement avec la tolérance du propriétaire.
Pourquoi cette tolérance a été levée ? Qu'est-ce qu'il c'est passé ?
La première mouture du circuit bleu-clair a été créée en 1955 par M. Deschenaux à partir de voies ouvertes par Tony Vincent qui étaient alors repérées d'un signe rouge. Puis elle fut prolongée par Pierre Nédelec au cours des années 60. Sauf qu’il ne restait plus que quelques marques, quand il fut à nouveau repris et modifié en 1998 par Jean-Jacques Naëls et Yann Bruneau à l'occasion de la préparation du premier topo-guide sur les escalades de Trois Pignons. Reprise qui a été effectué avec le soucis de conserver son esprit initial, c'est-à-dire en conservant toutes les boucles et enchaînements de blocs sans mettre pied au sol...